Le droit à l’image en photo de rue

on 2 mars 2015 in Photo de rue by with 52 Comments

Une question que l’on entend très souvent dès qu’il s’agit de photo de rue: a-t-on le droit de prendre des inconnus en photo, de diffuser leur image et même de la vendre ? Ce n’est pas pour rien que je demande à tous les photographes de rues que j’interviewe de me donner leur point de vue sur le droit à l’image, savoir s’ils s’en soucient ou non…

Ce n’est pas la première fois que j’en parle sur le blog, mais l’écriture d’un article dédié est inédit. Je précise encore que je ne suis pas juriste, vous allez donc vous demander quelle légitimité j’ai à parler de ce sujet: je vais être franc, je n’en ai aucune si ce n’est le fait que je sois moi même un photographe de rue, donc de fait confronté à cet aspect de la discipline. Mais je n’invente rien, je retranscris ce que j’apprends. Et ce que j’apprends dans ce domaine, je le dois en grand partie à Joëlle Verbrugge qui est une juriste spécialisée dans le droit en photographie. Elle a été interviewée sur le sujet du droit à l’image par Sébastien Roignant, un photographe que j’apprécie beaucoup, dans une vidéo de 45min qui ne parle pas uniquement de son application à la photo de rue. J’ai donc extrait ce qui nous intéressait pour rédiger ce billet que j’ai remixé avec mes mots en y apportant ma touche personnelle (j’ai remixé la forme, pas le fond).

Dans mon précédent article, je vous présentais le livre Petite philosophie pratique de la prise de vue photographique co-écrit par Pauline Kasprzak et Jean-Christophe Béchet. Ce dernier dit une phrase intéressante sur le droit à l’image des personnes photographiées, mais sachez qu’il s’agit d’un point de vue philosophique et non de juriste:

Les ambiguïtés sur le droit à l’image sont apparues avec l’idée que l’acte de photographier pouvait être une violence faite à autrui.

La violence dont parle l’auteur est en fait liée au vocabulaire utilisé dans la photographie. On arme la pellicule, on vise, on tire. Est-ce également lié à la gestuelle du photographe ? Je n’en suis pas convaincu. Le fait de porter l’appareil photo au niveau de notre visage pour mettre l’oeil dans le viseur n’a pas grand chose à voir avec un militaire qui fait la même chose avec son arme. Un appareil photo ne tue pas, il a même généralement un look sympathique, qui devrait plutôt donner envie de s’y intéresser que d’en avoir peur. Je n’ai jamais vu quelqu’un partir en courant tout en criant « au secours, il veut me prendre en photo !!! ».

L’idée que l’acte de photographier puisse être une violence faite à autrui est selon moi une mauvaise idée. Un cliché négatif, si j’ose dire.

Alors, quelles peuvent être les raisons valables pour lesquelles une personne photographiée refuserai que son image soit diffusée ? C’est ce que nous allons voir dans la suite, car dans certains cas seulement, il est tout à fait légal de s’opposer à la diffusion de la photo…

 

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Droit à l’image d’une personne photographiée

Avant de passer à la pratique, intéressons nous brièvement à la manière dont le droit à l’image est perçu par la loi. Joëlle Verbrugge l’explique dans l’interview, le droit à l’image est régi par trois textes de loi:

  • L’article 9 du Code Civil qui stipule, en une phrase, que chaque personne a le droit au respect de sa vie privée.
  • La Convention Européenne des Droits de l’Homme.
  • Le Code Pénal (uniquement pour les photos réalisées dans un lieu privé).

 

Il n’y a finalement pas grand chose dans les textes qui encadre officiellement et clairement le droit à l’image. C’est donc par des cas de jurisprudences que les désaccords seront généralement réglés: en réalité, ce droit à l’image est en conflit avec le droit d’auteur, le droit qu’a le photographe de s’exprimer par la photographie. En cas de plainte, c’est donc au magistrat de peser le pour et le contre, de décider s’il faut donner la priorité au droit d’auteur du photographe ou au droit à l’image de la personne photographiée.

De manière plus concrète, le droit à l’image s’applique dans trois cas de figures:

  • Le droit à l’image d’une personne (un inconnu dans la rue)
  • Le droit à l’image d’un bien (un vélo, un sac…)
  • Le droit à l’image d’une oeuvre (tableau, sculpture, architecture…).

Le sujet global est vaste, aussi je préfère ne parler ici que de ce qui nous intéresse le plus: le droit à l’image d’une personne photographiée dans la rue. Je glisserais un court passage sur la photo d’architecture, mais le sujet n’ayant pas été traité aussi profondément que le cas d’une personne, je ne m’étendrais pas trop dessus.

Dans le cas qui nous intéresse, le droit à l’image consiste donc au droit qu’a une personne à s’opposer à la diffusion de son image. Mais dans quel(s) cas ce droit existe-il ?

La première question à se poser est la suivante:

La personne présente sur ma photo est-elle reconnaissable ?

Si la réponse est non, alors ne vous posez plus de questions, vous êtes à 100% dans votre droit: une personne de dos, en contre-jour, de loin, une vue de ses mains, de ses pieds… Toutes ces prises de vue sont autorisées sans aucun problème, car seul le visage permet de reconnaitre une personne.

Mais si votre sujet est reconnaissable, plusieurs cas de figures sont à prendre en compte. Son droit à l’image sera différent suivant l’utilisation que vous allez faire de la photo, et Joëlle Verbrugge donne trois principales catégories.: l’utilisation artistique, commerciale ou en tant que photo-journaliste.

 

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Utilisation Artistique

Tout d’abord, il faut savoir que l’artiste n’est pas forcément un photographe professionnel, il peut être amateur. En fait, tous ceux qui pratiquent la photo de rue pour s’exprimer font parti de cette catégorie. Et le seul cas où la personne photographiée obtiendra gain de cause si elle refuse qu’on diffuse son image, c’est si elle prouve que celle ci lui a porté un préjudice qui peut être moral ou financier.

Joëlle Verbrugge l’explique très clairement en citant le verdict d’un procès, la personne photographiée est dans son droit:

Soit quand l’image de la personne est contraire à sa dignité; soit quand la personne démontrait, et ça c’est le critère important, que la diffusion lui causait « des conséquences d’une particulière gravité ».

Elle donne également un exemple. Vous photographiez un couple qui s’embrasse, mais il se trouve qu’il s’agit d’un homme et de sa maitresse. La femme est malheureusement tombée sur votre cliché et demande le divorce à son mari. Ce dernier peut porter plainte pour préjudice moral et éventuellement financier. L’acte de notaire ferra alors office de preuve. Mais avouer qu’il faut vraiment manquer de chance pour en arriver là !

S’il n’y a aucun préjudice, aucune conséquence sur la personne photographiée, vous êtes dans votre droit. La liberté d’expression artistique, qui est un fondement important de notre démocratie, prime sur le simple désir d’une personne qui ne souhaite pas voir son image diffusée.

Ce même droit d’expression artistique nous autorise également à vendre nos photos (tirages), à les exposer en galerie et à éditer et vendre un livre photographique. Si ça c’est pas une bonne nouvelle !

 

Le photo-journalisme

Ce qui différencie le photographe artiste du photo-journaliste, c’est que ce dernier a la possibilité de diffuser une image qui dégrade l’image de la personne photographiée si et seulement si cette photographie a pour vocation d’informer sur un événement d’actualité. C’est ce qu’on appelle le droit d’information, et cela peut aussi bien s’appliquer à une guerre civile, internationale ou même une manifestation dans la rue devant chez vous.

Le premier exemple qui me vient à l’esprit sont les photos de la seconde guerre mondiale, notamment celles du photographe Robert Capa. On peut y voir des photos de morts, mais les images ont été faites pour informer le monde, pour garder une trace d’histoire. Bien sur, ce sera totalement différent de celui qui photographie son voisin décédé d’une crise cardiaque devant chez lui.

Plus actuel, le photographe français Eric Bouvet qui a, entre autres, couverts la guerre en Ukraine, au plus près du conflit.

 

Utilisation commerciale

La loi est claire, que l’image soit préjudiciable ou non, il est strictement interdit de photographier quelqu’un, connu ou non, pour utiliser son image commercialement. Une autorisation est obligatoire, normalement associée à un contrat avec rémunération. Imaginez un instant voir votre tête sur des t-shirts d’une marque urbaine sans que vous soyez au courant ! Pire encore, sur une affiche de campagne d’un parti politique aux idées très extrêmes !!

Pas d’autorisation de la personne photographiée, pas d’utilisation commerciale. Point barre.

 

Le cas particulier de l’architecture

Comme promis, voici un court passage sur la photo d’architecture. Joëlle Verbrugge en parle brièvement mais explique clairement qu’il s’agit plus d’un conflit entre le droit d’auteur du photographe (le droit de s’exprimer à travers la photo) et le droit d’auteur de l’architecte qui a crée le bâtiment photographié.

En théorie, il faudrait donc une autorisation de l’architecte pour pouvoir diffuser une image de son oeuvre. Je dis en théorie, parce qu’il faudrait déjà que l’architecte ai fait une demande officielle pour protéger son oeuvre par le droit d’auteur, et que son oeuvre soit suffisamment originale pour être acceptée. J’imagine aussi qu’une différence sera faite entre une photo proprement dite d’architecture, où on cherche uniquement à mettre en valeur un bâtiment; et une photo de rue qui se joue de l’architecture du bâtiment et d’une ou plusieurs présences humaines. Cette dernière sera bien plus difficile à traiter puisque qu’il faudra alors décider si c’est le bâtiment qui est le sujet principal ou si ce sont les passants.

Une chose est sûre, pour toutes les oeuvres architecturales dont l’auteur est décédé depuis au moins 70 ans, vous n’avez plus besoin d’autorisation pour les prendre en photo et diffuser leur image.

 

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Le droit à l’image selon quatre photographes de rue

Je disais en introduction que je demande systématiquement aux photographes de rue que j’interview leur point de vue sur le droit à l’image, pour savoir comment ils appréhendent le sujet. Je suis sur que vous ne serez pas contre de savoir comment certains photographes vivent concrètement avec cette réglementation. Je vous propose donc un rappel de leurs réponses, mais uniquement des photographes exerçant en France. À l’exception de Spyros Papaspyropoulos qui parle de la loi française, je trouve intéressant d’avoir le regard d’un étranger sur le droit à l’image dans notre pays.

 

Question à Bernard Jolivalt: Comment gères-tu l’aspect juridique dans ta pratique ? Te refuses-tu de publier certaines photos ou au contraire t’imposes-tu aucune limite ? (L’interview intégrale)

L’aspect juridique est un poison qui pourrit l’existence des photographes. Le droit à l’image n’est pour beaucoup de plaignants qu’un prétexte pour exiger des dommages et intérêts. C’est une mentalité procédurière qui apparaît hélas dans bien d’autres domaines que la photographie.Dans des conférences ou dans des réunions sur la photographie de rue, quelqu’un pose inévitablement la question du droit à l’image. C’est un problème sans solution car chaque partie à des droits : celui de son image pour l’un, celui du droit à l’expression pour l’autre. Sur le plan pénal, le photographe qui publie est toujours en faute. La Justice a la main beaucoup plus lourde pour un photographe humaniste que pour des voleurs. Il y a là matière à méditer sur ce sens que la Justice accorde au mot justice.Quand j’ai commencé la photo, et même plus tard, ce problème ne se posait guère. Les photographes qui publiaient étaient relativement peu nombreux. Or, avec l’Internet, tout le monde peut maintenant le faire. Aux yeux de la loi, l’Internet est assimilé à de la presse. Publier sur un site est risqué, à moins d’avoir obtenu l’autorisation écrite de la personne représentée, ce qui est rarement le cas.Je refuse toutefois de me promener avec un code civil et un code pénal dans mon fourre-tout. J’ai expliqué mon attitude sur mon blog, dans un article fort justement intitulé « délinquant assumé ».

 

Question à Vincent Montibus: Les photographes de rues se posent souvent la question du droit à l’image en France, comment gères-tu cet aspect de la discipline ? (L’interview intégrale)

Je gère cet aspect sans me prendre la tête. Lorsque je prends une personne en photo, j’essaye que l’instant que je capture ne dégrade pas l’image de la personne. Après lorsque les photos sont des candides souvent je n’ai pas d’interaction avec le sujet et ça s’arrête là. Par contre quand je fais poser un inconnu, je demande toujours une adresse mail ou postale pour envoyer une copie de la photo. Lorsque j’ai pris la photo sur du film, j’essaye dans la mesure du possible de faire un tirage papier à l’agrandisseur et je retourne voir la personne pour lui offrir. Bien que je doive le faire dans certains cas, je n’ai jamais fait signer d’autorisation de diffusion.Au final, je ne me refuse pas de diffuser une photo. Si le sujet se reconnait sur la photo en la voyant sur internet et qu’il me contacte j’aviserai à ce moment-là. Mais ça n’est jamais arrivé.

 

Question à Benoit Rousseau: Tu photographies principalement dans Paris, que penses-tu du comportement des personnes photographiées ? Quelle est leur réaction ? As-tu déjà été confronté à un personne très réticente ? (L’interview intégrale)

Quelques personnes détestent être photographiées : les bandits et les timides ;  cela se ressent et celles-ci je ne les shoote pas. A part quelque-uns les parisiens ne sont pas aussi désagréables que leur réputation, j’en ai même vu sourire !

 

Question à Spyros Papaspyropoulos: Que penses-tu de la loi vis à vis de la photo de rue ? As-tu déjà rencontré un problème avec une personne que tu photographiais ? (L’interview intégrale)

La loi « aime » la photo de rue. Ce que j’entends par là, c’est que, autant que je sache, vous pouvez photographier dans les rues sans avoir de problème, quel que soit le lieu où vous vous trouvez. D’après ce que je sais, si une personne est dans un lieu public, vous avez le droit de la prendre en photo. Bien sur, certains pays sont des exceptions: j’ai lu qu’en France les gens pouvaient demander au photographe de supprimer la photo pour conserver leur droit à l’image. Dans d’autres pays vous n’êtes pas obligé de supprimer le cliché. Si par contre vous voulez utiliser la photo d’une manière commerciale, c’est à dire pour promouvoir un produit ou un service, vous devez obtenir l’autorisation de la personne photographiée. Cela ne s’applique pas aux livres photos ni au photo-journalisme. Et c’est à peu près tout ce que je sais en terme de loi vis à vis de la photo de rue. Pour plus d’informations, il vaut mieux consulter un juriste  Je vis et photographie en Grèce et la loi est très claire ici. Si vous êtes dans un lieu public, vous acceptez que n’importe qui vous prenne en photo, à moins d’être un homme politique. Encore une fois, une autorisation est nécessaire pour une utilisation commerciale. Durant toutes mes années de photo, je n’ai rencontré que deux problèmes, et à chaque fois j’ai supprimé la photo. J’ai ensuite continué à photographier les gens comme si rien ne s’était passé. L’unique raison pour laquelle j’ai supprimé les photos est que je ne voulais pas prendre de temps à expliquer ma démarche photographique, d’autant plus que je n’appréciais pas spécialement ces deux photos. Si elles m’avaient plu, je les aurais gardé.

 

Ce qu’il faut retenir de ces trois retours d’expériences, c’est que tous les trois privilégient leur passion pour la photo de rue aux éventuels problèmes que cette pratique pourrait leur apporter. Concernant le réponse de Spyros, on peut imaginer la réputation que l’on a dans les autres pays.

J’ai un avis très proche de celui de Bernard, Vincent et Benoit. Je ne me refuse presque rien, tant que je ne dégrade pas l’image de mon sujet. Je choisis ce que je veux montrer et ce que je ne souhaite pas photographier, comme les sans abris. Je me suis déjà retrouvé face à des personnes qui ne voulaient pas être photographiées, bien que les images ne leur créaient pas de préjudice. Dans tous les cas, j’ai choisis moi même si je publiais ou non la photo. Si elle me plaisait, je la gardais; si elle ne me plaisait pas, je la supprimais.

 

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Finalement, c’est plutôt simple

La photo de rue est en première ligne en ce qui concerne le droit à l’image. On photographie des inconnus, le plus souvent sans leur accord et même sans se faire remarquer. On sera toujours confronté à des personnes qui ne souhaitent pas qu’on les prenne en photo, certaines réagiront gentiment quand d’autres seront plus virulentes. Dans tous les cas, il faut connaître ses droits et agir respectueusement.

Si c’est pour une utilisation commerciale, il vous faut impérativement une autorisation.

Si vous êtes en train de photographier des gens pour couvrir une actualité, photographiez sans hésiter sous couvert du droit à l’information, c’est votre conscience et votre morale qui sera votre limite.

Enfin, si vous faites de la photo de rue par passion, simplement comme moyen d’expression, vous pouvez faire des photos de gens dans les lieux publics mais respectez vos sujets, pas d’image dégradantes. Vous n’aurez de problème que si votre image créé un préjudice à votre sujet, ce qu’il devra prouver. Heureusement pour nous, tenter n’est pas gagner, mais c’est parfois un peu la loterie !

N’oubliez pas que la photographie de mineur nécessite systématiquement une autorisation des parents ou du tuteur légal.

 

 

Pour aller plus loin, je vous conseille vivement d’acheter le livre de Joëlle Verbrugge Droit à l’image et droit de faire des images, d’aller lire son blog Droit et Photographie et de regarder l’interview de Sébastien Roignant que vous trouverez ci dessous. Sans oublier son site personnel, parce que Joëlle Verbrugge est également auteur-photographe.

 

 

Même si la vidéo suivante ne se passe pas à Paris mais à Londres, je vous conseille tout de même de la regarder. Vous verrez que beaucoup d’agents de sécurité pensent connaître la règlementation du droit à l’image (celle des bâtiments qu’ils gardent), et que beaucoup se trompent:

 

 

52 Responses to Le droit à l’image en photo de rue

  1. ary dit :

    Bonne idée cet article qui vient remettre un peu d’ordre dans cette discipline…
    Pour ma part, les rares fois ou je ne prends pas les photos, c’est les sans abris dans des situation vraiment dégradantes (fouillant les poubelles…) car je ne pense pas qu’ils aimeraient se voir ainsi. Et aussi les enfants, car j’aimerai vraiment pas qu’un inconnu prennent mes enfants en photos… surtout quand je ne connais pas la destination de ces cliches…
    Loin, de dos, silhouettes… pas de problème, c’est évidemment autre chose comme tu l’a souligné.

    • Thomas Benezeth dit :

      C’est vrai que la photo de mineur est plus délicate, plus encadrée: la diffusion est interdite sans autorisation écrite. Ça m’est déjà arrivé de le faire et je ne m’interdis pas spécialement de le faire, mais tout dépend des images. Là, chacun ferra face à sa conscience ^^ Merci Ary :-)

    • masi dit :

      Bonjour

      Je ne peux pas cautionner une affirmation laissant entrevoir une diffusion de photos d’enfants relative à la destination des clichés.
      Rien ne permet de présupposer qu’un photographe de rue irai mettre en ligne des photos d’enfants sur une site « illegal » et de plus les enfants photographiés ne sont pas tous nus, il n’y a pas de caractère sexuel ou pornographique.

      Je prends des photos de rue, avec parfois des enfants, pour x raisons, et rien ne laisse entrevoir que ces images banales et anodines pourraient (et encore il faut le prouver) terminer sur des sites « pédophiles ».

      Par contre je ne publie pas de photos d’enfants isolés sans un accord des parents.

  2. Pyrros dit :

    L’article est intéressant mais j’ai noté 2 erreurs :

    Une personne décédée ne peut opposer son droit à l’image, en effet en France le droit à l’image se perd lors du décès. Ce n’est pas le cas partout, certains pays protège aussi le droit à l’image des personnes décédées tandis que d’autres quand le droit à l’image existe ont choisi un avis proche de la France. Donc les photos de capa qui photographie des cadavres ne pose pas de pb sur ce point.

    Le droit d’auteur d’une photo ou d’un bâtiment ne nécessite pas de dépôt il suffit juste que le juge pense que la création est suffisamment originale pour que l’œuvre en bénéficie. Le monde de l’architecture a plus de facilité à démontrer qu’une œuvre est originale contrairement à la photo.

    • Thomas Benezeth dit :

      Une personne décédée ne peut évidemment pas s’opposer à la diffusion de son image, mais les héritiers de cette personne en ont la possibilité si l’image leur créé un préjudice. Il ne faut pas oublier le respect dû aux morts, la dignité de l’être humain: c’est pour ça que celui qui photographie son voisin décédé d’une crise cardiaque dans la rue est dans l’illégalité, alors que ce que faisait Robert Capa est autorisé (devoir d’informer sur un événement historique).

      Je n’ai pas dis qu’il fallait faire un dépôt pour qu’une photo soit couverte par le droit d’auteur. Je parle uniquement du cas de l’architecture, et je veux bien admettre que l’architecte n’ai pas besoin de faire une demande particulière (bien que c’est ce que j’avais compris ^^): le plus important, c’est que son oeuvre doit être « originale » pour être protégée par ce droit d’auteur.

      « Le monde de l’architecture a plus de facilité à démontrer qu’une œuvre est originale contrairement à la photo. » Ça ne m’étonne pas ^^

  3. Christophe dit :

    Bon article simple et compréhensible.
    Pour revenir à la violence de la photo, je fais de la photo de rue en amateur à Orléans et franchement quand je déambule avec mon appareil, on me regarde comme si j’avais un flingue autour du coup, pourtant le XM-1 est discret. De manière générale, même si la photo me plaît, à la demande je supprime, je montre la photo avant quand-même, souvent les gens changent d’avis et me demande la photo.
    Plusieurs fois on m’a demandé de l’argent aussi.

    • Thomas Benezeth dit :

      Merci Christophe :-) Effectivement, le XM-1 est plutôt discret et moins imposant qu’un reflex, c’est quand même étonnant de voir les réactions des gens ^^ Comme le dit Bernard Jolivalt, que je cite dans l’article, « Le droit à l’image n’est pour beaucoup de plaignants qu’un prétexte pour exiger des dommages et intérêts. ». Demander de l’argent parce que tu les as pris en photo ? Non mais sérieusement, faut pas abuser ^^

  4. Quel article! Super! C’est vraiment très enrichissant! Tu donnes les clefs du droit à l’image et cela complète bien l’interview de SR.

    Même si je ne suis pas un pratiquant ton article rassure et enlève un peu de se poids qui pèse sur un photographe qui veut débuter dans la street.

    Merci Thomas!

    • Thomas Benezeth dit :

      « Ton article rassure et enlève un peu de ce poids qui pèse sur un photographe qui veut débuter dans la street. » c’était le but alors j’en suis ravi ! Je me rassure aussi en écrivant cet article, notamment sur l’artiste photographe qui a le droit de vendre des tirages, un livre photo ou de faire des expositions, c’est rassurant !! Merci beaucoup Alex :-)

  5. Florence dit :

    Salut Thomas,

    Super article. Néanmoins, j’ai quelques petites remarques.
    – Pour moi se faire prendre en photo dans la rue sans qu’on me demande mon avis (même a posteriori) est une violence. Il faut imaginer que les femmes sont très (très) souvent victimes de harcèlement de rue (voir par exemple : http://www.harcelementderue.fr/ ) . Par conséquent, un homme ou une femme qui me photographie dans la rue sans me demander, je prends ça comme un harcèlement de plus (ou une violence). C’est une intrusion de plus dans ma vie privée alors que je n’ai rien demandé à personne. De plus, à l’heure d’internet, c’est particulièrement flippant de savoir que des gens peuvent diffuser ta photo sans rien te demander. Rien ne différencie un photographe amateur/pro d’un « stalker ».

    – sur la partie juridique, l’analyse est globalement bonne. Par contre, tu ne traites pas de la partie « diffusion sur internet ». Chose qui est très différente d’une exposition dans une galerie (au public relativement limité). En théorie, pour la diffusion sur internet, tu es sensé obtenir l’autorisation de la personne photographiée si elle est isolée et reconnaissable (sauf si tu es journaliste). Voir par exemple : http://www.cnil.fr/linstitution/actualite/article/article/lutilisation-de-limage-des-personnes/

    A+
    Florence

    • Thomas Benezeth dit :

      Salut Laurence et merci pour ce commentaire :-)

      Je peux comprendre qu’une femme en particulier puisse se sentir un peu bousculée, suivant les situations, mais généralement je crois que ça se passe très bien. Quand on prend des inconnus en photo on ne les menace pas, on est poli, si on se fait voir on sourie, on discute, on ne s’énerve pas, c’est quand même bien différent de ce que tu appelles « stalker » ^^ Et quand à la diffusion des photo, la différence est encore plus énorme: le travail artistique

      Pour la partie juridique concernant la diffusion de l’image tu as raison, on est sensé avoir l’autorisation bien qu’on ne pourra pas nous interdire la publication si la photo est artistique (subjectif) et pas dégradante (c’est rarement le cas pour les photographes pros/amateurs).

  6. BonPlanPhoto dit :

    Superbe article fort intéressant!
    Un sujet qui revient souvent et on trouve ici de bonnes explications.

    Merci Thomas

  7. Bonjour Thomas !
    Merci pour ce récapitulatif « objectif » de l’état des lieux. Pour ma part, je suis assez interpellée par l’état d’esprit des gens vis à vis de leur image et j’aimerais bien connaître les différents processus psychologiques. Ils veulent donner ou non leur autorisation, ils aiment regarder des images sur internet mais il ne faudrait pas que ce soit eux, ils se font des selfies qu’ils vont diffuser partout, ils cherchent avec fierté leur apparition dans le journal local (donc ils voudraient qu’on les reconnaisse), etc … Il y a dans le rapport à l’image et à la photographie une ambiguïté que j’aimerais mieux comprendre. Et des articles comme le tien sont précieux pour clarifier un pan de cette ambiguité . A quand un article sur la psychologie de modèles de rue ? 😉

    • Thomas Benezeth dit :

      Bonjour Laurence ! C’est moi qui te remercie pour ton commentaire :-)

      Ton questionnement est très pertinent et en lien direct avec l’article ! Comme toi je me demande pourquoi certains refusent que leur image apparaisse dans une photographie travaillée d’un artiste photographe et d’un autre côté ils s’affichent un peu partout sur les réseaux sociaux, souvent de manière publique sans même le savoir ^^

      Un article sur la psychologie de modèles de rue ? Excellente idée 😉 Il faudrait que je fasse un sondage, ça peut être une idée !

  8. Chris dit :

    Laurence a raison concernant le fait que certains sont les premiers à se « selfier »:-)
    Ce qui les gène peut etre,dans la photo de rue, c’est peut etre qu ils ne sont pas auteurs de ces photos où ils figurent?
    Contrairement aux selfies pour reprendre l’exemple..

    • Thomas Benezeth dit :

      Tout à fait Chris, les selfies c’est la preuve que tout ce monde veut se montrer, alors pourquoi refuser quand ils ne sont pas les auteurs de la photo ? Surtout si l’image est belle ^^ J’adorerai qu’un photographe de rue fasse une belle photo de moi, je serai content de pouvoir lui acheter et l’afficher chez moi :-)

  9. Bonjour,
    Bel article en effet 😉 L’insertion des fragments d’interviews à la fin est sympa aussi… dès que j’ai un moment j’irai lire les ITW complètes
    Une petite précision dans l’exemple relayé à propos de la photo de rue : je n’ai pas parlé « d’acte de notaire ».
    La prestation compensatoire éventuellement prononcée le sera surtout par un Tribunal, si l’époux trompé, qui tombe sur la photo, peut grâce à elle démontrer l’adultère et donc obtenir un divorce à ses torts; Ce n’est qu’un exemple,mais tant qu’à le donner, autant rester précis 😉

    Pour le reste, bel effort de synthèse.

    Joëlle Verbrugge

    • Thomas Benezeth dit :

      Bonjour Joëlle !

      Effectivement tu n’as pas parlé d’acte de notaire, tu fais bien de le rectifier :-) Mais je ne voulais pas dire que la prestation compensatoire serait prononcé par le notaire, simplement que le tribunal aura l’acte du notaire prouvant le divorce du couple comme « preuve » pour juger s’il faut une prestation compensatoire ou non. Enfin bref, c’était effectivement pas bien clair, et comme tu dis, autant être précis 😉

      Merci beaucoup pour ton commentaire et pour les compliments :-)

  10. elPadawan dit :

    En voyant le billet passer sur twitter, j’ai de suite repensé à la grosse interview chez F/1.4 :)
    Pour le questionnement de « ils prennent des selfies et les mettent sur instagram, alors c’est quoi le problème? » (je résume et sursimplifie, mais dans l’idée, c’est bien ça la question), je ne comprends pas du tout que certain-e-s puissent se poser cette question. L’exemple du « couple en plein adultère » en est un exemple très flagrant. Le conjoint volage peut très bien faire des selfies avec son/sa conjointe et les mettre en ligne. Et se gardera bien de faire des selfies avec son amant-e. La personne qui se prend en photo et se publie elle-même a un contrôle sur l’image qu’elle prend, le moment, où et avec qui. Et il ne faut pas perdre de vue que la personne capturée par le photographe n’est pas forcément un fana de selfie.
    Prenons l’exemple de ton garçon de café, parce que je sais que tu l’aimes beaucoup et aussi que le monsieur t’avait explicitement demandé de ne pas le prendre en photo. Que sait-on de lui? Est-ce un serial selfieur? Ta photo pourrait-elle lui porter préjudice?
    – Et si il était censé arrêter de fumer, son/sa conjoint-e le reconnait suite à un article où ta photo fait le buzz, paf scène de ménage, goutte d’eau qui fait déborder le vase, divorce.
    – Et si il n’était pas censé prendre de pause à ce moment-là, ou bien que les employés n’ont pas le droit de fumer, même juste devant le café, le/la patron-ne s’en rend compte, paf, viré.
    On pourrait imaginer plein de scénarios pour lesquels des gens ne souhaiteraient être photographiés, en tout cas pas à tel endroit, ni à tel moment, ni dans tel contexte. Et c’est justement parce que j’ai toujours en tête tous ces scénarios, tous ces « et si…? » un peu catastrophe que j’ai autant de mal avec la photo de rue et les photos volées. cf. mon dernier article où les gens sont toujours soit loin, soit de dos, et non reconnaissables, par exemple :p

    • Thomas Benezeth dit :

      Avec des « si » tu sais ce qu’on est capable de faire :-) Et en raisonnant comme ça et bien on ne prend plus de photo dans la rue ! L’exemple du couple photographié est surtout utile pour montrer qu’il faut sacrément manquer de chance pour en arriver à une telle situation.

      Bien sur que tout le monde n’est pas fan de selfie (heureusement même), mais c’est une mode qui reflète bien la société en général: tout le monde veut se montrer, partout, tout le temps. Ok ce sont eux les auteurs de leur image (quid des selfie où il y a des gens en arrière plan ? :-) ), mais je ne vois pas trop ce que ça change sur le principe. C’est plus une question de « fond », de psychologie ^^

      Le garçon de café sur ma photo ne m’a pas demandé de ne pas le prendre en photo, il s’est mit à gueuler au moment où je faisais la photo (j’avais déjà l’oeil dans le viseur et j’ai déclenché). Il ne m’a ni laissé le temps de lui parler, ni demandé de supprimer la photo. Il a juste gueuler, mais il n’a rien demandé. Le monsieur se trouvait dans la rue, un lieu public où la photo est autorisée, et il buvait un café en fumant. Où est le mal ? Pourquoi je me priverai de le prendre en photo ou de diffuser son image ? Pour l’éventuel cas où il ne devrait pas être en pause ou ne pas fumer ? À ce moment là on ne photographie plus personne… (et si le mec se fait larguer parce qu’il devait arrêter de fumer, je me demande si ça ne ferrai pas rire un magistrat :p)

      Comme je dis en fin d’article, photographier des gens dans la rue c’est un peu la loterie, donc tu as très très peu de chance de tomber sur le sujet qu’il ne fallait pas, c’est un risque minimum qu’il faut avoir à l’esprit quand on fait ces photos.

      Encore une fois je comprends que des gens n’aient pas envie de se faire prendre en photo, mais à partir du moment où c’est respectueux (envers leur image et non leur souhait de ne pas être pris en photo) et légal, pourquoi se priver ^^ Pas pour des « et si » en tout cas.

      • Seb F dit :

        Hello Thomas,
        Autant j’ai beaucoup aimé (et appris) dans ton article, autant je me retrouve beaucoup moins dans ton argumentaire juste au dessus.
        Je m’explique :
        -en parlant de selfie, tu dis « phénomène de mode », jusque là d’accord, puis tu enchaines « tout le monde veut se montrer ». Grand Dieu non. Je préfère largement rester discret, voire dans l’anonymat. C’est peut-être moins « hype », mais je te garantis que je ne suis pas seul dans ce cas 😉
        – ce que ca change « in fine » entre un selfie diffusé publiquement sur un réseau social et une photo de rue ? peut-être pas grand chose effectivement. Pas contre, pas d’accord avec toi quand tu dis que sur le principe c’est pareil. Non, 200% non. C’est une notion de maitrise de l’image qui vient, qu’elle soit illusoire ou « abolie » dès que la photo est publique sur Facebook ne change rien. Quand tu prends la photo d’un tiers, comprends qu’il puisse s’inquiéter de ta démarche, de ton but, etc etc.
        – « à ce moment là on ne photographie plus personne… » non. c’est un peu facile et c’est retourner le problème à mon senx. Perso je ne verrais beaucoup moins de problème à me faire prendre en photo dans la rue par quelqu’un qui vient me parler (avant ou après sa photo) que par quelqu’un qui shoote « camouflé » et qui repartira sans mot-dire. Il y a un moment, ce n’est plus une question de loi, mais une question de respect de l’être humain. En plus le fait de discuter va permettre de vérifier que tu ne tombes pas dans les « et si… » hypothétiques mais légitimes dont vous parliez plus haut.
        Bref, en conclusion, je dirais que le respect ca change la vie 😉
        (et le respect ca commence par ne pas agir contre le gré d’une personne dont tu vas utiliser l’image, que tu sois dans ton bon droit ou pas)
        AMHA

        • Thomas Benezeth dit :

          Salut Seb, merci pour ton commentaire !

          Ah c’est pas un sujet facile, et je ne pense pas détenir la vérité ^^ Pour en revenir au Selfie, je sais pas si c’est vraiment un argument que j’ai donné, c’est plus une réflexion qui mérite approfondissement. Je suis bien d’accord avec toi, il y a des personnes qui ne font pas de selfie donc qui ne souhaitent pas forcément se montrer sur les réseaux, mais ça reste très répandu.

          Je comprends aussi que la personne photographiée puisse se demander ce que l’on va faire de la photo, logique. Mais je ne suis pas sur qu’aller discuter avec chaque personne que l’on photographie soit compatible avec la photo de rue, on perdrai beaucoup de temps et je pense que pas mal de personne refuserai par méconnaissance de la photo de rue, par ignorance, par peur infondée, parc que ils ne toucheront pas d’argent… pour plein de raisons pas raisonnables ^^. Bref, pas évident.

          J’en reviens aux « et si »… Pour moi, c’est se poser trop de question et cela revient à ne plus rien photographier (oui je persiste :-) ). Je photographie pas les gens quand ils sont dans leur maison, mais dans des lieux publics, donc s’ils ont des choses à cacher, faut pas sortir (je caricature un peu).

          Quand au respect, comment ne pas être d’accord ! Mais (;-)), vu que je pars du principe que je ne peux pas discuter avec tous les gens que je prends en photo, je ne considère pas leur manquer de respect en les prenant en photo. Alors, pour l’exemple du garçon de café c’est différent je le reconnais, mais il faut aussi voir la réaction que certaines personnes ont, qui deviennent agressifs (comme d’autres personnes dans la vraie vie, hors de la photo, qui t’agressent immédiatement sans que tu ne puisse discuter un minimum). Je sais pas trop comment exprimer mon sentiment, c’est pas facile… ^^

          En tout cas c’est top d’avoir tout ces avis extérieurs, ça fait réfléchir :-)

          • elPadawan dit :

            Bon, je vois qu’on a un peu la même vision des choses avec Seb F :).
            Quand je relis l’article où tu parlais de cette photo, justement, tu dis: « Tout de suite, je suis repéré et je le vois réagir assez rigoureusement ^^ Encore une fois sans réfléchir, j’ai tout de même shooté, pendant qu’il manifestait. Il a rouspété, mais sans plus et surtout sans rien réclamer, ni même demander la suppression de la photo. J’ai bien vu qu’il s’était senti agressé et je lui ai présenté mes excuses pour ça. » Si tu réalises qu’il s’est senti agressé et qu’il ne souhaite pas être photographié, n’est-ce pas une raison pour se dire « je ne devrais peut-être pas diffuser la photo… ». Chacun son avis, mais je sais que personnellement, ça m’aurait incité à directement la supprimer. Ou bien utiliser les excuses présentées comme début de conversation pour tenter d’entamer une discussion.
            Je comprends ton point de vue sur les « et si… », et que tu arrives à passer outre. Je suis juste différent, et justement, dans mon cas, ces « et si… » sont un frein qui font que je ne déclenche pas toujours. Ça a aussi une influence sur la manière dont je vais prendre mes photos, quelque part :)
            Après, je ne dis pas qu’il faut parler à tout le monde, mais quand on tombe sur un-e « hostile », c’est peut-être préférable?

          • Thomas Benezeth dit :

            C’est peut être lié à mon caractère mais quand quelqu’un est hostile (désagréable et agressif) ça me donne encore plue envie de garder la photo ^^.

            Après la question devient vraiment personnelle, chacun fixe ses propres limites, et personnellement je donne la priorité à mes photos plutôt aux réticents pas contents ^^ (dis comme ça, c’est égoïste je sais, mais c’est ma photo, mes photos, c’est moi quoi ^^)

  11. hubert dit :

    Merci pour cet article….. j’ai exposé une série de photos faite dans le tram et la question principale était: avez-vous demandé des autorisations?
    En ce moment, je fais beaucoup de photos de rue en zep et des gamins de 7 ans me traitent de salope!!!!!
    Je ne comprends pas toute cette méfiance mais je n’ai pas envie d’arrêter….Marie
    Isiandco sur Instagram

    • Thomas Benezeth dit :

      Le titre est bien trouvé :-) Si ce que tu fais te plait et te permet de t’exprimer, alors n’arêtes pas. Même si ça ne doit pas être évident de se faire insulter par des gamins ^^ Merci pour ton passage et bon courage pour la suite 😉

  12. Seb dit :

    Article très intéressant qui éclaire bien ma lanterne sur ce que j’ai le droit ou non de faire… Par contre, même si j’ai la loi de mon coté, je pense que si quelqu’un me demandait de ne pas le prendre en photo ou d’effacer la photo que je viens de faire de lui, je le ferai sans problème, même si l’image ne lui porte pas atteinte. Certaines personnes terriblement mal dans leur peau ne supportent pas de se voir en photo, tout simplement… En ce sens, je rejoins complètement ce que dit Benoit Rousseau 😉

    • Thomas Benezeth dit :

      Merci Seb :-) J’en reviens un peu à ce que j’ai répondu à Seb (oui, l’autre Seb :-) ): tout dépend da la réaction de la personne. Si elle vient me voir en me disant sans crier « ne me prenez pas en photo Monsieur, je déteste ça », j’aurai bien plus envie de respecter son choix que celui qui me gueule dessus ^^ Ce que dit Benoit Rousseau est très intéressant et il a raison, Thomas Leuthard le dit aussi: il faut faire un peu de délit de faciès en faisant confiance à son instinct et ses sentiments pour éviter les personnes à « risque » ! Mais c’est pas une science exact :-)

  13. Ben dit :

    Merci pour cet article Thomas.
    Je l’ai trouvé vraiment très intéressant et j’ai pu y apprendre quelques petites choses que j’ignorais complètement.

  14. […] passionné de photo de rue nous propose des informations pertinentes sur le droit à l’image dans la […]

  15. Chrys dit :

    Comme j’avais écouté attentivement l’itw de Joëlle V, j’ai lu attentivement ton billet qui présente un très bon résumé! Je vais le garder en mémoire et le transmettre à mes amis d’IMAGE CONTACT car ces questions-là reviennent régulièrement dans nos échanges!
    Donc MERCI!

  16. M. Ouistiti dit :

    Très bon article, et globalement bien écrit.
    Cependant, j’y ai relevé une petite coquille quant à la photo d’architecture quand tu dis « …il faudrait déjà que l’architecte ai fait une demande officielle pour protéger son oeuvre par le droit d’auteur. »

    Une telle demande n’existe pas : le droit d’auteur naît du simple fait de la création, il n’existe pas d’autorité qui régule ce droit, seul le magistrat est apte à qualifier une oeuvre et donc si le droit d’auteur s’applique (sauf les basketteurs qui touche des droits d’hauteur…ok je sors =>).

    Donc, à partir du moment où la création de l’architecte est empreinte de la personnalité de l’auteur et possède un caractère originale, elle fait d’office l’objet d’une protection par le droit d’auteur (comme n’importe quelle oeuvre de l’esprit).
    Il lui faudra par contre prouver à la justice qu’il est bien l’auteur de l’oeuvre, et le CPI (Code de Propriété Intellectuelle) est assez évasif à ce sujet puisqu’il dispose que la preuve s’apporte par tous moyens.

    Bon je chipote mais ce chipotage est dans le simple but de complèter cet article très bien écrit et assez complet ^_-

    • Thomas Benezeth dit :

      Tu fais bien de chipoter M.Ouistiti :-) Pyrros m’a fait la même réflexion concernant l’architecture, il me semblait avoir lu ça mais je vous crois tous les deux sans problème ^^ Pas de demande alors, c’est noté 😉 Merci pour cette précision !

  17. Christine dit :

    Beau travail Thomas! Je n’ai pas eu le temps de lire tous les commentaires, mais j’y reviendrai car le sujet m’intéresse beaucoup. J’ai été interpellée par les propos du photographe grec que tu cites car il y a deux ans en Grèce, j’ai pris en photo un homme de dos dans un camping (qui de toute évidence n’était pas un lieu privé). L’homme m’a vu et m’ a sèchement demandé d’effacer l’image. J’ai bien essayé d’argumenter qu’il n’était pas reconnaissable, il n’y rien voulu savoir. J’ai effacé la photo par gain de paix, sachant que j’en avais d’autres ;-)Tout ça pour dire qu’en pratique, lorsque l’on est confronté à certaines personnes peu agréables, ce n’est pas toujours aussi simple que sur le papier! Et sous nos latitudes, les gens deviennent de plus en plus crispés vis à vis des photographes alors qu’en Asie, mais quel bonheur…

    • Thomas Benezeth dit :

      Merci à toi Christine pour ton commentaire :-) Pour l’exemple de la Grèce, je ne t’apprendrai rien en te disant qu’il y a des gens plus rustres que la moyenne partout (pour rester poli ^^). Et c’est vrai qu’en occident, les gens ont plus tendance à rouspéter ! Quand j’étais en Chine, je n’avais pas tous ces soucis :-) (comme tu le dis)

  18. tunimaal dit :

    J’ai envie de dire une chose « peu importe la loi sur le sujet, si l’individu ne veut pas être photographié et voir une photo de lui circuler, ce droit devrait être respecté, et en aucun cas un pseudo droit d’auteur devrait être prioritaire à cela »

    • Thomas Benezeth dit :

      Merci de donner ton avis 😉 Tu as le droit de penser ça mais tu ne peux pas parler de « pseudo » droit d’auteur, ce droit existe et cela fait parti de la liberté d’expression :-)

  19. […] la personnes photographiée. C’est d’ailleurs en respectant ce principe que nous avons le droit de photographier tout le reste, tout ce qui est […]

  20. esther fr dit :

    Merci pour cet article très détaillé tout en donnant ton point de vue. Je me suis aussi posé la question, ayant eu (assez rarement quand même) des réflexions du genre : « -et le droit à l’image? » par des gens qui n’ont sans doute jamais étudier de près la loi et sa jurisprudence. J’ai laissé tombé dans ce cas (d’autant plus facilement que ce n’était pas des photos réussies 😉 ) si ça gêne vraiment quelqu’un et qu’il le demande avec respect, je serai d’autant plus encline à ne pas photographier.
    Récemment, à l’occasion d’un petit reportage, j’ai pris des photos des visiteurs de cet évènement, et j’ai adoré le commentaire d’un abonné de mon blog : « Les badauds ça aurait pu être moi, et ainsi photographié j’aurais été beau !!! ;-D superbe reportage en champ/contre-champ Merci ! »
    si c’est pas une belle récompense, ça ?!
    https://estherfr17.wordpress.com/2015/04/19/le-depart-de-lhermione/

    • Thomas Benezeth dit :

      Effectivement c’est un très beau compliment, tu as de quoi être contente :-) C’est clair qu’une personne agressive, ça donne pas envie d’être gentil ^^ Heureusement elles sont bien plus rares que les personnes agréables ^^ Merci à toi pour ton mot !

  21. ar dit :

    Merci pour ce retour Thomas, je pense qu’il est toujours intéressant de « reposer les bases » et informer sur ce sujet, qui peut parfois être « sensible ».

  22. Arthur dit :

    [Je recommence, mon précédent commentaire s’est publié trop five 😉 ]

    Je disais :
    Merci pour ce retour Thomas, je pense qu’il est toujours intéressant de « reposer les bases » et informer sur ce sujet, qui peut parfois être « sensible ».

    Je comptais ajouter :
    Ce qui est intéressant, c’est aussi tous les échanges et la conversations qu’il y a en commentaire qui est aussi enrichissante !

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